Une montre GPS mesure un déplacement, un rythme cardiaque et une activité quotidienne, et en tire des indicateurs. Elle sert à orienter, à mesurer une performance, à suivre un sommeil, et sa légèreté permet de la porter en permanence, ce qui est la condition de la plupart de ces mesures.
Le terme GPS désigne le système américain ; les montres récentes exploitent en réalité plusieurs constellations, GPS, Galileo européen, GLONASS, BeiDou, ce qui améliore nettement la précision en environnement difficile.
Deux modes coexistent. Le mono-fréquence, standard, souffre en forêt dense, en ville entre les immeubles et en montagne encaissée : le signal se réfléchit et la trace serpente. Le multi-bande, apparu récemment, exploite deux fréquences par satellite et corrige une grande partie de ces erreurs, au prix d'une consommation supérieure.
Un repère pratique : une erreur de tracé se voit à la trace, pas au chiffre. Comparer sa trace à un fond de carte après une sortie apprend davantage sur la précision d'un appareil que n'importe quelle fiche technique.
La mesure au poignet fonctionne par photopléthysmographie : une diode éclaire la peau, un capteur mesure les variations de lumière réfléchie liées au flux sanguin.
Elle est fiable au repos et en effort régulier. Elle décroche sur les efforts fractionnés et les changements d'allure brusques : les mouvements du poignet, la sueur et la circulation périphérique perturbent le signal, avec des écarts qui peuvent atteindre plusieurs dizaines de battements.
Pour un entraînement précis, la ceinture pectorale reste très supérieure : elle mesure le signal électrique du cœur, comme un électrocardiogramme simplifié. Les montres sérieuses acceptent une ceinture externe, et c'est un critère d'achat pour qui s'entraîne réellement.
Consommation maximale d'oxygène estimée, charge d'entraînement, temps de récupération, statut de forme, prédiction de temps de course : ce sont des modèles, non des mesures. Ils reposent sur la relation entre l'allure et la fréquence cardiaque, et ils héritent donc de toutes les imprécisions de cette dernière.
Leur valeur absolue est discutable ; leur évolution dans le temps est informative. Une estimation qui baisse pendant 3 semaines signale quelque chose, même si le chiffre lui-même n'a pas de sens médical.
Le sommeil suit la même logique : la durée totale est plutôt bien estimée, la répartition en phases beaucoup moins. Et la saturation en oxygène mesurée au poignet est indicative, sans valeur diagnostique.
C'est le critère qui décide de l'usage réel. Une montre qui tient une semaine en usage mixte se porte en permanence et mesure le sommeil ; une montre qui se recharge chaque nuit ne le fait pas.
Les chiffres annoncés distinguent plusieurs modes : montre seule, GPS standard, GPS multi-bande, GPS avec musique. L'écart entre le premier et le dernier va souvent d'un facteur 10. Pour un ultra ou une randonnée de plusieurs jours, c'est le mode d'économie et la présence d'une charge solaire d'appoint qui comptent.
Deux questions valent d'être posées avant l'achat. Peut-on exporter ses données dans un format standard, lisible par d'autres services ? Et peut-on supprimer son compte et l'historique associé ?
Ce sont des données de santé au sens du règlement européen. Une montre qui enferme les mesures dans un écosystème rend impossible tout changement de marque sans perdre des années d'historique, et c'est le point qui pèse le plus sur la durée, bien davantage que la liste des fonctions.